
Mise à jour : 21/04/2026
Avec la nécessité pour les entreprises de développer des stratégies face aux nouvelles menaces informatiques, le rôle du Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information est de plus en plus connu.
Aujourd’hui, la fonction RSSI va bien au-delà de l’approche technique : elle fait partie intégrante de la gestion des risques, de la continuité d’activité et de la protection du patrimoine informationnel de l’entreprise. En effet, une faille peut provoquer un arrêt de l’activité, des pertes financières ou porter atteinte à la réputation de l’entreprise.
Avec lui, il est possible d’aborder de nouvelles problématiques, telles que la sécurité des applications en ligne, les modes de stockage, le concept du BYOD (Bring your own device) ou encore l’utilisation de supports mobiles tels que les ordinateurs portables ou les Smartphones. Ces problématiques se sont élargies avec la généralisation du télétravail et du cloud et des usages SaaS, qui augmentent la surface d’exposition du système d’information.
Mais toutes les entreprises peuvent-elles se permettre le recours en interne à des compétences aussi spécialisées ? Quelles sont les missions du responsable de la sécurité des systèmes d’information, et comment ses responsabilités se définissent-elles vis-à-vis de la DSI ou encore de la direction de l’entreprise ? Telles sont les questions que nous allons tâcher d’aborder dans cet article.
RSSI : pour quelles entreprises ?
Toutes les entreprises ne disposent pas forcément d’un responsable de la sécurité informatique. Historiquement, ce rôle se retrouve généralement au sein des grandes organisations, qui disposent de ressources humaines et financières plus importantes.
Dans les PME et ETI, la situation est différente : la fonction RSSI est souvent partagée avec la DSI, ce qui peut restreindre la mise en place d’une stratégie de sécurité structurée. Il arrive également que le rôle du RSSI existe « sur le papier », mais sans disposer des ressources, du temps ni de l’autorité nécessaires pour être pleinement efficace.
Et dans des structures de moindre importance, comme des TPE, le rôle du responsable de la sécurité des systèmes d’information est généralement tenu par le directeur des systèmes d’information ou le directeur informatique.
Ces situations constituent un compromis, mais elles peuvent restreindre la capacité à gérer efficacement les risques et à mettre en place une démarche de sécurité durable.
Les principales missions du RSSI
Établir la politique de sécurité du système d’information
Parmi les principales missions du responsable de la sécurité des systèmes d’information, on peut citer le suivi et l’application de bonnes pratiques de sécurité, telles que des normes ISO par exemple. De là lui revient la mission de structurer et de formaliser la vision de la sécurité du système d’information de l’entreprise, à travers par exemple la mise en place d’indicateurs de sécurité, permettant d’identifier les écarts entre le planifié et le réalisé, de vérifier l’efficacité des mesures prises en matière de sécurité, d’établir des comparatifs entre les différents services, de piloter, de communiquer ou encore de déclencher des actions correctrices. Cette approche permet de passer d’une gestion réactive à une gouvernance proactive.
Le responsable de la sécurité des systèmes d’information est également en charge de la gestion des incidents liés à la sécurité, mais dans ce domaine, il n’est pas simplement cantonné aux aspects techniques. Il lui incombe en effet le traitement des crises et des incidents, notamment pour ce qui est des enjeux juridiques. Face à la hausse des cyberattaques et au renforcement des exigences réglementaires, ce rôle devient indispensable.
Pour ce qui est des préconisations et des applications pratiques, si le responsable de la sécurité informatique a un rôle à jouer, il est parfois limité de par sa position hiérarchique au sein de l’entreprise.
Car bien souvent, le RSSI n’est pas rattaché directement à la direction de l’entreprise, mais avant tout à la DSI. Il en résulte de potentielles situations de conflit, lorsque le RSSI souhaite voir évoluer les applications obsolètes de l’entreprise, ou lorsqu’il souhaite ajouter des protections supplémentaires au système d’information, au risque d’en ralentir le fonctionnement ou d’en diminuer l’utilisabilité.
Sensibiliser les collaborateurs
Au-delà de l’établissement de la politique de sécurité, une autre des grandes missions du responsable de la sécurité des systèmes d’information, c’est la sensibilisation des collaborateurs de l’entreprise.
Parce que des phénomènes tels que l’usage des appareils privés au sein du réseau de l’entreprise peuvent avoir, au final, de lourdes conséquences, il est important d’en cerner les risques et d’en contrôler les usages. Ce que l’on appelle plus communément le BYOD (Bring Your Own Device) se caractérise par des employés qui travaillent avec des terminaux personnels, parfois sans validation de la direction informatique. Il en résulte une mise en danger plus importante des données de l’entreprise et l’introduction de nouvelles failles au sein du système d’information. Au-delà du BYOD, les usages numériques actuels (outils collaboratifs, accès distants, applications cloud) accentuent ces enjeux et demandent une vigilance permanente.
En fonction de la proportion des effectifs qui accèdent à des données sensibles, on constatera des efforts différents à réaliser en matière de prise de conscience des risques et des menaces, de responsabilisation des personnes et de modification des comportements. Le responsable de la sécurité des systèmes d’information se doit non seulement d’accompagner les utilisateurs, mais aussi de prendre position vis-à-vis de ces sujets, même si le dernier mot revient à la direction.
Et en effet, pour pouvoir effectuer sa mission dans de bonnes conditions, le responsable de la sécurité informatique a nécessairement besoin de l’aval et du soutien de la direction. Sans ce soutien, c’est la porte ouverte à ce que les informaticiens, comme les collaborateurs, ne prennent pas au sérieux les problématiques de sécurité informatique et les risques s’y apparentant. L’implication de la direction est donc un facteur clé de réussite dans toute démarche de sécurité.
Pour légitimer ses actions, le RSSI devra s’appuyer sur les contraintes réglementaires, les audits de sécurité informatiques internes et sur l’intégration des aspects de sécurité dans le volet RH.
Ainsi, du côté de l’accompagnement, on peut penser à des initiatives telles que la mention de la politique de sécurité informatique à l’intérieur des contrats de travail, dans le règlement intérieur de l’entreprise, dans l’élaboration d’une charte informatique, ou encore à travers les entretiens annuels.
Et pourquoi pas externaliser la fonction de RSSI
Pour des PME ou des TPE, l’externalisation de cette fonction peut se révéler une opportunité intéressante, notamment en matière d’optimisation des coûts. L’externalisation offre aussi un accès à une expertise souvent difficile à recruter et à conserver en interne, surtout face à l’évolution rapide des menaces et des exigences réglementaires.
Ainsi, en faisant appel à un prestataire externe, l’entreprise a la possibilité de disposer des compétences d’un professionnel expert dans son domaine, tout en ne faisant appel à lui que ponctuellement. De plus, le recours à cet intervenant apportera à l’entreprise une crédibilité supplémentaire en matière de sécurité informatique vis-à-vis des clients ou des partenaires.
De ce prestataire, on attendra qu’il comprenne les enjeux et les processus de l’organisation, et qu’il sache être un meneur de projets pour pouvoir travailler avec efficacité à la fois avec les informaticiens de l’entreprise et les collaborateurs lambda. Il doit aussi savoir apporter un regard extérieur et objectif, tout en structurant une démarche de sécurité adaptée aux contraintes concrètes de l’entreprise.
Comment savoir si votre entreprise a besoin d’un RSSI ?
Dans certaines situations, structurer la fonction RSSI devient un vrai besoin. C’est notamment le cas lorsque le système d’information occupe une place centrale dans l’activité, lorsque l’entreprise traite des données sensibles (clients, santé, finance…), ou encore lorsqu’elle est soumise à des obligations réglementaires ou à des exigences de conformité.
La question se pose également lorsque l’entreprise est soumise à de nombreux audits de sécurité, qu’ils soient internes, clients ou partenaires. Et bien entendu, la nécessité d’une fonction RSSI devient évidente lorsque des incidents de sécurité surviennent ou lorsque des vulnérabilités sont identifiées au sein du système d’information.
Enfin, dans des contextes de croissance ou de multiplication des usages numériques, la complexité du système d’information augmente. Dans ces cas de figure, une approche non structurée atteint rapidement ses limites. La création d’une fonction RSSI facilite la gestion des risques, l’anticipation des incidents et assure une protection durable de l’activité de l’entreprise.
Ainsi, en charge de l’élaboration de la politique de sécurité des systèmes d’information, le responsable de la sécurité des systèmes d’information se doit de posséder une expertise pointue en matière de sécurité informatique, et notamment dans l’identification des nouvelles menaces.
Il se doit d’être à même de protéger le patrimoine informationnel de l’entreprise et de gérer les risques et les incidents, mais aussi et surtout d’accompagner les collaborateurs et de les sensibiliser, dans le quotidien de l’entreprise comme dans la mise en place de nouveaux projets. Dans un contexte de multiplication et de complexification des risques, la fonction RSSI devient un outil clé de pilotage pour les dirigeants.
Si toutes les entreprises ne peuvent se permettre le recours un tel spécialiste en interne, il reste la solution de l’externalisation, qui apporte des réponses tant sur le plan de la spécificité des compétences que sur la réduction des coûts.
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